Je vous propose aujourd’hui de suivre ma méthode de création d’une photo panoramique. La technique que j’utilise est celle de l’assemblage, c’est à  dire que l’on « colle » cote à  cote les photos afin d’obtenir un montage représentant le balayage de la surface par l’appareil photo. Comme de général, on débute par la prise de vue. L’idéal est d’utiliser une tête panoramique sur pied afin d’obtenir une rotation parfaite autour de l’axe optique de l’objectif. Oui, mais en reportage, notamment sportif, essayez donc, surtout un reportage comme l’enduropale ! Donc exit la rotule et bonjour l’habitude. Le 20D en mode rafale, j’attends qu’un concurrent arrive (de préférence seul, moins de déchets ensuite pour le post-traitement), et je shoote sur toute la durée de son passage. Le tout étant d’avoir une vitesse suffisamment rapide pour le figertout en ayant un mouvement le plus régulier possible autour de soi-même… Et voici le 606 qui se présente devant moi… « clic, clic, clic, clic… » et voilà  7 photos dans la boite (pardon sur la carte). Reste a espérer que la séquence est de qualité suffisante pour se prêter à  l’assemblage…

Stitcher

De retour devant le PC je lance mon logiciel fétiche : Stitcher, puis importe les images et commence a assembler les images pour obtenir ceci : stitcher1.jpg

Même si ma version de stitcher date un peu (V 4.03), son export en format photoshop est une pure merveille, il permet de créer un fichier multi-calque avec masque de fusion pour chaque image. Reste ensuite à  travailler ceux-ci afin d’obtenir un résultat parfait, car, le rendu de Stitcher, aussi bon soit-il est est totalement inexploitable avec ma méthode de prise de vue à  main levée, en voici le résultat : previsu.jpg

des « fantomes », des erreurs de superposition, bref, c’est pas génial…

Photoshop

Terminé pour Stitcher lançons maintenant notre ami photoshop (et oui, version 7… pas besoin de CSx pour faire du bon boulot… ;)) Le fichier importé de Stitcher donne ceci : photoshop4.jpg

Nous retrouvons notre image, avec sur le coté l’ensemble des photos sur leur calque et le masque de fusion respectif. Pour rappel, le masque de fusion fonctionne de manière très simple : là  où c’est noir, le calque de dessous est visible, là  où c’est blanc, c’est opaque. Avec la possibilité de moduler la transparence en jouant sur le niveau de gris. C’est parti, calque par calque, en commenà§ant par le second en partant du bas (qui lui ne nécessite pas de retouche, c’est le « fond »). Pour chaque image je travaille en regardant les parties a conserver, et je dessine au pinceau le contour de l’objet. Je commence par un trait grossier puis j’affine en diminuant la taille du pinceau, tout en évitant de toucher aux aplats du ciel, là  le dégradé de fusion importe peu et permet même d’éviter une zone de transition franche. photoshop2.jpg

En réduisant la taille du pinceau et en faisant les cotés noir puis blancs, on arrive à  ceci

photoshop3.jpg

L’astuce afin de rendre l’image la plus naturelle possible est justement d’utiliser son contenu pour la zone de transition. j’ai utilisé ici les différentes zones de sable, la roue de la moto afin de créer une transition la plus invisible possible. Inutile d’aller en ligne droite, dans la nature, la ligne droite est inexistante, suivez votre image et « sentez-la » ! Après quelques temps, voilà  le résultat : photoshop4.jpg

chaque masque de fusion est travaillé afin de donner toujours cette transition la plus naturelle possible. Le seul inconvénient à  cette technique est la « gourmandise » en ressource machine. Ici, avec seulement 7 calques, photoshop mange plus de 1Go de ressource : memoire_shop.gif Machine puissante recommandé pour des rendus en haute définition donc ! Il faut savoir que le fichier final fait ici 6689 x 3140 pixels, de quoi imprimer un fichier de 56×27 cm en qualité imprimerie (300 DPI). Le résultat final :

  • Tutorial : la projection Stéréographique ou « Little planet »
    Tutorial : la projection Stéréographique ou « Little planet »