Mon univers « musique »


Musique...
Totalement incapable de danser ou chanter, j’ai cependant toujours eu une attirance pour les jeux de lumières, la scénographie, l’ambiance d’une scène.

Mon premier reportage de « scène », ce fut pour mon book de fin d’études, dans le domaine de la danse, en 1995. A l’époque, pas de numérique mais de l’argentique. Un reportage réalisé avec de la bonne vieille Kodak T-Max 400 poussée à 3200 Iso pour capter un peu de lumière. Et oui, pas non plus à l’époque d’ouverture à f/2.8 ni encore moins d’autofocus ! Au cours d’une répétition du spectacle, un professionnel était présent également (dont j’ai malheureusement oublié le nom), celui-ci m’a donné quelques conseils fort utiles encore maintenant
! Le premier, et en définitif le plus important : « Si tu vois l’action dans ton viseur, c’est que c’est loupé ! Inutile de shooter à 10 images/secondes (surtout à l’époque), il faut anticiper et shooter au bon moment ».

Die Welt (2010)Ce principe, je l’utilise toujours, mon boitier est désormais numérique et bien souvent en mode rafale « lente » à quelques images/sec, pas plus (je n’utilise quasiment jamais les 8 img/sec du 7D). Par contre j’anticipe, je regarde, partout… J’ai rajouté à ces conseils mon expérience personnelle : toujours être en mouvement, jamais plus de 20-30 secondes au même endroit, couvrir tous les angles, capter toutes les lumières, tout en restant discret, quasiment invisible (bien utile pour autre chose que le live)

Le résultat ? quelques milliers de photos faites, un acouphène développé, mais des images plein la tête. Si je devais en retenir une, ce serait celle qui se trouve ci-dessus. elle a été faite lors de l’édition 2009 du Main Square Festival, le dernier sur la grand place d’Arras. Sur scène Bryan Molko et son groupe Placebo, moi à plus de 10m au dessus du public, dans la régie lumière, en dessous plus de 20 000 personnes, et tout autour ces magnifiques façades, un souvenir inoubliable…

Mais n’allez pas croire que photographe de Live c’est cotoyer les stars et devenir célèbre. Bien souvent c’est de n’avoir d’autre choix que de travailler pendant les 3 premiers morceaux autorisés par le management (ou moins), se plier aux exigences des artistes, managers, organisateurs (restrictions de mouvement, de position…), faire avec des lumières difficiles, parfois absentes ou avoir des scènes pleine de fumée et des artistes invisibles… Et là ne me demandez pas ce que j’ai apprécié du concert, le concert je le vit en format 24×36, un oeil dans le viseur, l’autre ouvert sur le reste, pour ne rien perdre, tout capter. Vous pensez que c’est terminé ? Détroupez-vous, ensuite c’est 3 fois plus de temps a passer sur l’ordinateur pour trier, traiter et archiver les images !

Alors génial, oui mais exigeant, chronophage et (très) peu rémunérateur, pensez-y !

Quelques parutions de mes photos dans différentes revues Françaises et internationales sont visible sur cette page.

Maintenant que vous en savez (peut-être) un peu plus sur cet « univers », rendez-vous dans ma galerie Flickr où les photos sont classées par artiste dans l’ordre alphabétique (prenez votre temps il y en a plus de 260) ou par festival/spectacle (une trentaine).